March 4th, 2019

Investissement socialement responsable : investir pour l’avenir

 

L’« investissement socialement responsable » est-il uniquement une tendance ou plutôt une façon rentable et intelligente d’investir? Voici les notions élémentaires sur ce qui rend un investissement socialement responsable et la raison pour laquelle cette approche est là pour durer.

Le fait de gagner de l’argent et d’avoir des répercussions positives sont-ils mutuellement exclusifs? Bien que les gens désirent généralement faire le bien, ils veulent également maximiser le rendement de leurs investissements. C’est là que l’investissement socialement responsable (ISR) peut nous aider, nous permettant de nous préparer pour demain tout en conservant nos valeurs.

Les fonds ISR gagnent rapidement en popularité auprès des investisseurs canadiens et, selon un rapport de 2016 de L’Association pour l’investissement responsable, ils représentent 38 % de l’industrie canadienne des placements. L’intérêt pour les stratégies d’investissement responsable s’est répandu, notamment chez les investisseurs individuels, les caisses de retraite et les gestionnaires d’actifs. L’actif administré a atteint environ 1,5 billion de dollars, en hausse de 49 % sur une période de deux ans se terminant en 2015.

Qu’est-ce l’investissement socialement responsable?

Historiquement, l’investissement socialement responsable a commencé par des chefs religieux qui demandaient à leurs adeptes d’éviter les entreprises « pécheresses » comme les producteurs d’armes à feu, d’alcool et de produits du tabac. Le concept a ensuite évolué pour inclure des questions politiques comme les droits civils, l’égalité des sexes et les droits des travailleurs. Aujourd’hui, les fonds ISR s’attaquent à une myriade de problèmes complexes du monde moderne. Ils comprennent la cybersécurité et la protection de la vie privée, la gouvernance d’entreprise, les changements environnementaux et la justice sociale.

Trois types de facteurs clés sont utilisés pour déterminer et mesurer les répercussions éthiques et durables d’une entreprise, connus sous le nom de critères ESG : soit les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance.

Facteurs environnementaux : pour mesurer les répercussions environnementales d’une entreprise, les critères ESG peuvent tenir compte de facteurs tels que le type et la quantité d’énergie qu’elle utilise pour mener ses activités, la pollution et les déchets produits par ses installations de production, la façon dont elle procède à leur élimination, son utilisation des ressources naturelles et si elle participe à des efforts pour reconstituer ces ressources, le cas échéant. De plus, les critères mesurent les répercussions financières des risques environnementaux et la façon dont l’entreprise atténue ces risques.

Facteurs sociaux : les répercussions sociales d’une entreprise témoignent de son système de valeurs. L’entreprise fait-elle la promotion de la diversité en offrant des possibilités d’avancement aux femmes et aux minorités? L’entreprise redonne-t-elle à la collectivité en s’associant à des organismes de bienfaisance, en faisant don d’une partie de ses profits ou en encourageant le bénévolat? Ses employés sont-ils traités équitablement et tirent-ils profit d’un milieu de travail sécuritaire? L’entreprise tient-elle ses vendeurs et ses fournisseurs responsables de se conformer à ces mêmes normes?

Facteurs de gouvernance : en plus d’être soucieux de l’environnement et de la société, la comptabilité et la gouvernance d’une entreprise sont des facteurs essentiels à prendre en compte pour un investisseur. Les investisseurs devraient rechercher des entreprises qui cultivent une culture de conformité et un comportement éthique. Les méthodes de comptabilité financière des entreprises devraient être transparentes et conformes aux normes comptables. Les dirigeants, les membres du conseil d’administration et les partenaires d’une entreprise ne doivent faire l’objet d’aucun conflit d’intérêts, et ils doivent agir avec honnêteté et intégrité.

Là pour durer

L’ISR ne vise pas seulement à nous faire sentir mieux au sujet des entreprises que nous choisissons de soutenir. Les gestionnaires d’actifs citent de meilleurs rendements et une diminution des risques à long terme comme raisons de recourir à des stratégies d’ISR. Idéalement, une gestion responsable (par les entreprises) profite à la société et constitue une saine pratique des affaires.

Il est clair que les fonds ISR ne sont pas qu’une mode. Les investisseurs peuvent facilement participer en investissant dans des fonds communs de placement ISR et des FNB. Comme de plus en plus d’entreprises prennent l’initiative de faire le bien tout en donnant de bons résultats à leurs actionnaires, il est raisonnable de s’attendre à ce que la popularité (et le rendement) de ces types de placements augmente.

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